CHAPITRE TROIS
Lorsque Qwilleran rentra chez lui et prévint sa propriétaire de ce qu’il allait déménager, elle pleura un peu. Son mari venait de mourir et elle était sensible. Lorsqu’il lui remit un mois de loyer à titre de préavis, Mrs. Cobb versa encore quelques larmes.
Le loyer à Maus Haus était plus élevé que celui qu’il payait à Zwinger Street, mais il se dit que la haute cuisine était appropriée à sa nouvelle affectation et que les chats apprécieraient la peau d'ours. Cependant, il était conscient de la véritable raison qui l’avait poussé à ce déménagement.
Ses chats dormaient, quand il entra dans son ancien appartement et il les réveilla en les caressant. Sans ouvrir les yeux, Koko lécha le nez de Yom Yom. Celle-ci répondit en donnant un coup de langue sur l’oreille droite de Koko. Lequel lécha une patte qui se trouva être la sienne et Yom Yom passa sa langue râpeuse sur la main de Qwilleran. Il leur donna quelques palourdes en gelée qu’il avait subtilisées à Maus Haus et téléphona à Arch Riker.
— Arch, j’espère que je ne vous tire pas de votre lit, dit-il, vous ne devinerez jamais qui je viens de rencontrer ce soir : Joy !
Il y eut un silence incrédule à l’autre bout du fil.
— Pas Joy Wheatley ?
— C’est Joy Graham, maintenant. Elle est mariée.
— Que fait-elle ? Où l’avez-vous rencontrée ?
— Elle et son mari sont artistes et ils arrivent de Californie.
— Joy est artiste ?
— Ils font de la céramique. Ils habitent un atelier de poterie de River Road et j’ai loué un appartement dans le même immeuble.
— Prenez garde !
— Ne tirez pas des conclusions hâtives. Tout cela est de l’histoire ancienne, en ce qui me concerne.
— Comment est-elle ?
— Plus jolie que jamais. Elle a toujours le même caractère impétueux, agir d’abord, penser ensuite.
— Vous a-t-elle expliqué pourquoi…
— Nous n’avons pas eu le temps de beaucoup parler.
— Eh bien ! c’est une grande nouvelle. C’est Rosie qui va être étonnée !
— Je vous verrai demain, vers midi. Je vais m’arrêter au Fashionable House pour regarder leur collection de costumes de printemps. J'ai besoin de renouveler ma garde-robe.
Après avoir raccroché, Qwilleran défit sa cravate et se laissa tomber dans un fauteuil en se remémorant de vieux souvenirs ; Joy pétrissant du pain dans la cuisine de sa tante, Joy laissant prendre ses longs cheveux dans la machine à coudre… À l’époque, il avait écrit un poème sur elle, Joy farouche, Joy sainte-nitouche… Il secoua la tête. C’était incroyable !
Le mardi matin, un jour qui fleurait bon le printemps, il dépensa une partie de l’argent de son prix dans une paire de chaussures neuves et un costume d’une coupe plus moderne et élégante qu’il n’y était habitué depuis longtemps. À midi, il déjeuna avec Arch Riker en parlant du bon vieux temps à Chicago, à l’époque où ils étaient tous deux jeunes reporters et sortaient ensemble avec Joy et Rosie.
Dans l’après-midi, il emprunta le break d’un brocanteur et transporta ses valises à Maus Haus.
Koko et Yom Yom voyagèrent dans un carton de lessive avec des trous d’aération sur les côtés et, durant le trajet, le carton se balança en faisant entendre des grognements et des sifflements de mécontentement félins. Maître en matière de stratégie, Koko se jetait sur Yom Yom, chaque fois qu’il voulait attirer l’attention. La petite femelle, en victime consentante, ne manquait pas de clamer sa frayeur, mais Qwilleran les connaissait trop bien tous les deux pour se laisser attendrir.
Son carton de lessive dans les bras, Qwilleran lut accueilli par la gouvernante, Mrs Marran. C’était une femme au visage triste, avec des yeux mornes et un teint brouillé. D’un pas lourd, elle lui fit traverser le grand hall, maintenant inondé de lumière par le dôme vitré trois étages plus haut.
— J’ai fait le ménage à fond au N°6, dit-elle. William a lessivé les murs, la semaine dernière. Il va monter vos valises, dès qu’il rentrera de ses cours.
Le soleil de l’après-midi brillait à travers les grandes fenêtres comme pour prouver la propreté sans défaut des lieux. Le sol en mosaïque brune brillait d’une patine chatoyante, les meubles en chêne étaient cirés et les vitres immaculées. Mrs Marron tira les jalousies, un dispositif en toile plissée, fort prisé naguère par les artistes, et dit :
— Mr Maus ne m’a pas précisé quels repas vous preniez. Tout le monde travaille à des heures différentes. Ils vont et viennent. Certains mangent ici, d’autres pas.
— Je prendrai le petit déjeuner et je vous préviendrai chaque fois pour les autres repas, dit Qwilleran. Comptez sur moi pour dîner, ce soir. Et le téléphone ? Est-il branché ?
— Je vais demander à la compagnie de faire le branchement, dit Mrs Marron. Elle sursauta en s’exclamant : Oh ! Qu’y a-t-il dans cette boîte ?
Le carton que Qwilleran avait posé sur la table était pris de convulsions et se balançai ! dangereusement en émettant des cris inhumains.
— J’ai deux chats siamois, expliqua-t-il, et je tiens à être certain qu’ils ne sortiront pas de l’appartement.
— Ces chats ont-ils de la valeur ?
— Ils sont extrêmement précieux pour moi et je ne veux pas qu’il leur arrive quoi que ce soit de fâcheux. Je vous prie de faire très attention, quand vous ferez le ménage.
Lorsque la gouvernante se fut retirée, Qwilleran ferma la porte et vérifia la serrure. Il contrôla aussi la fermeture des trois petites fenêtres au-dessus de la table. Il examina également la fenêtre de la salle de bains, les bouches d’aération et tout ce qui pouvait permettre à un chat déterminé de s’échapper. Alors seulement, il ouvrit le carton de lessive.
Les chats émergèrent avec précaution, tournant la tête de gauche à droite. Puis, d’un commun accord, ils s’approchèrent de la peau d’ours blanc, la balayant de leur queue et de leur ventre qui traînait sur le sol. Ayant constaté que la bête ne faisait aucun mouvement pour attaquer ou reculer, Koko posa bravement sa tête dans la gueule ouverte. Il renifla les dents et fixa les yeux de verre. Yom Yom marcha avec élégance sur la fourrure, avant de se rouler dessus avec une apparente volupté.
L’œil exercé de Qwilleran parcourut l’appartement avec attention, en quête d’endroits dangereux et le jugea à l’épreuve des chats. Ses petits compagnons curieux ne pourraient se glisser dans le sommier. Le lit était un genre de couchette de bateau entre deux grandes penderies. Il n’y avait aucune plante que Yom Yom pût manger. Sur la table, la lampe était assez lourde pour résister à une chasse à courre féline. Pour se distraire, ils miraient la vue des pigeons, sur le rebord de la fenêtre et une table en chêne dans un endroit ensoleillé recevrait leur coussin bleu.
— J’imagine que cet endroit vous conviendra, dit Qwilleran. Qu’en pensez-vous ?
La réponse émana de la salle de bains où Koko exprimait la satisfaction qu’il éprouvait à la résonance particulière des murs carrelés à son basso profondo.
Jim se sentait lui-même tout ragaillardi. En fait, son exaltation avait agi comme un substitut à l’heure du déjeuner. Depuis qu’il avait rencontré Joy, la veille, ses creux d’estomac avaient disparu et déjà, il se sentait plus mince. Il se demanda si Joy était dans l’atelier de poterie et s’il serait convenable d’aller lui rendre visite ou s’il devait attendre le dîner.
Puis il se souvint du poulet en boîte qu’il avait dans sa poche et trouva un ouvre-boîte dans la petite cuisine. Il disposait les morceaux dans une assiette, quand on frappa à sa porte. Était-ce Joy ? Il posa vivement l’assiette par terre, appela les chats en jetant un regard sur le miroir, redressa sa cravate et se passa la main dans les cheveux. Le visage souriant, il ouvrit.
— Salut, dit William, qui se tenait là avec une valise et un carton de livres.
— Oh ! c’est vous, dit Qwilleran, en prenant un visage plus sobre. Merci, posez tout ça où vous voudrez.
— Vous avez l’appartement le plus confortable de toute la maison, dit le jeune homme, en faisant le tour du propriétaire. Quel loyer Mickey Maus vous fait-il payer ?
— Il y a d’autres cartons dans la voiture, dit Qwilleran, ainsi qu’une bascule et un écusson en fer forgé. Voulez-vous les monter ?
Il commença à déballer ses livres et à les ranger sur les étagères. William alla jusqu’à la fenêtre :
— Vous avez une jolie vue. Vous pourrez surveiller toutes les petites fêtes joyeuses de la marina. Jouez-vous au bridge ?
— Je ne suis pas très fort aux jeux de cartes.
— Hé ! lisez-vous vraiment tous ces bouquins ? dit William, en prenant un volume de Toynbee que Qwilleran avait acheté pour trois fois rien au Marché aux Puces.
— Tout ce que j’aie jamais lu ce sont des polars, poursuivit William. Seigneur ! qu’est-ce que cela ?
Un cri strident venait de la salle de bains.
— C’est l’un des chats. Leur plat est dans la voiture, ainsi que la litière. Mieux vaut les apporter tout de suite.
— Vous permettez que je jette un coup d’œil sur eux ? dit William, en faisant un pas en direction de la salle de bains.
— Attendez que tous les bagages soient montés ! répondit Qwilleran, avec quelque impatience. Ils pourraient s’échapper. Ils sont nerveux de se trouver dans ce nouvel appartement.
— Ce doit être merveilleux de travailler dans un journal. Vous occupez-vous de procès criminels ?
— Plus maintenant. Ce n’est pas dans mes attributions.
— Alors, que faites-vous ?
Qwilleran était mi-irrité, mi-amusé. La curiosité du jeune garçon et son insistance lui rappelaient ses premiers pas dans le métier.
— Écoutez, je vous raconterai l’histoire de ma vie demain. D’abord, apportez-moi mes affaires. Ensuite, j’aimerais visiter l’atelier de poterie.
— Les Graham n’aiment pas les visiteurs, surtout lorsqu’ils sont en train de travailler. Mais naturellement, si vous ne craignez pas les rebuffades…
Qwilleran ne revit pas Joy avant le dîner. Le repas était servi autour d’une grande table ronde, dans un coin de la cuisine parce qu’il n’y avait que six couverts. Robert Maus était absent. Miss Roop et Max Sorrel étaient à leur restaurant respectif. La pièce était saturée par diverses sortes d’odeurs. Celles des fromages, du bœuf rôti, des bûches qui brûlaient dans la cheminée et du parfum épicé de Joy. Elle était plus séduisante que jamais, ayant mis du rose sur ses joues et du noir à ses yeux.
Qwilleran se contenta d’une moitié de pamplemousse, d’une demi-tranche de rôti et d’une cuillère de brocoli au parmesan. Il déclina l’offre de dessert.
— Tout est délicieux, assura-t-il à Mrs Marron qui avait préparé le repas, mais j’essaie de perdre du poids.
Rosemary, toujours aussi paisible, regarda l’artichaut ignoré par Qwilleran, dans son assiette à salade.
— Vous devriez au moins manger le cœur. C’est excellent pour le foie.
— Savez-vous faire la cuisine, Mr Qwilleran ? demanda Hixie.
— Seulement quelques plats raffinés pour mes chats.
La conversation à table languissait. Les Graham étaient d’humeur sombre et William mangeait comme si c’était son dernier repas. Qwilleran essaya de raconter quelques anecdotes sur Koko et Yom Yom :
— Ils sentent les odeurs à travers la porte du réfrigérateur, dit-il, s’il y a de la langouste, ils refusent de manger du bœuf. Le saumon doit être d’une marque connue. Ne me demandez pas comment ils le savent. Le matin, Koko sonne pour avoir son petit déjeuner. Il s’installe sur le chariot de la machine à écrire et le fait fonctionner pour déclencher la sonnerie. Un de ces jours, je pense qu’il apprendra à taper à la machine.
Avec Joy dans l’auditoire, il se sentait au mieux de sa forme et cependant, plus il parlait, plus il la sentait mélancolique. Finalement, elle déclara :
— J’ai eu un chat, mais il a disparu, il y a deux semaines. Il me manque terriblement. Son nom était Raku.
Pour la première fois son mari parla :
— Quelqu’un a probablement volé ce vieux Général. C’est ainsi que je l’appelais : le Général.
Il paraissait fort satisfait de lui-même.
— Quel genre de chat était-ce ? demanda Qwilleran à Joy. Le laissiez-vous sortir ?
— Non, mais les chats ont une manière à eux de s’éclipser. C’était un gros chat castré, gris à longs poils.
Son mari déclara :
— Les gens volent des chats pour les vendre à des laboratoires afin de faire des expériences sur eux.
Joy serra les dents :
— Pour l’amour du ciel, Dan, dois-tu encore rappeler ce sujet ?
— C’est en passe de devenir un trafic lucratif : le catnapping.
Dan regarda autour de la table, espérant que l’on apprécierait son bon mot.
— Ce n’est pas drôle, dit Joy, en jetant sa fourchette dans son assiette, pas drôle du tout !
Qwilleran se tourna vers son mari :
— À propos, j’aimerais visiter votre atelier, quand vous aurez le temps.
— Pas avant l’exposition, dit le potier en secouant gravement la tête.
— Pourquoi pas ? demanda sa femme.
— Cristi ! Tu sais combien il est énervant d’avoir quelqu’un autour de soi pendant que l’on travaille.
Se tournant vers Qwilleran, il ajouta :
— Je ne supporte aucune interruption. Je suis occupé comme un colleur d’affiches à son boulot, si vous voyez ce que je veux dire.
Joy se tourna, elle aussi, vers Qwilleran pour dire d’une voix glacée, en jetant un regard venimeux à son mari :
— Vous pouvez venir à l’atelier à n’importe quel moment. J’aimerais vous montrer mes dernières œuvres.
Pour couper court au silence embarrassé qui suivit, Jim s’adressa à nouveau à Graham :
— Vous m’avez dit que vous n’aimiez pas le critique du Fluxion, que lui reprochez-vous ?
— Il ne connaît rien à la poterie, si vous voyez ce que je veux dire.
— Il était conservateur au Musée, avant de travailler avec nous.
— Cela ne veut rien dire. Il s’y connaît peut-être en peinture flamande et en sculpture africaine, mais ce qu’il ignore sur la poterie contemporaine remplirait un livre. Lors de ma dernière exposition personnelle à Los Angeles, le critique le plus important du pays a dit que ma poterie était « un régal pour l’œil et une douceur pour le toucher ». Je le cite.
Joy ajouta, sur un ton dédaigneux :
— Dan a exposé deux pots dans une exposition collective, à notre arrivée ici. Votre critique a été malveillant.
— Je ne demande pas à un critique d’être aimable, dit Dan, en agitant sa pomme d’Adam, j’attends de lui qu’il connaisse son métier.
William prit la parole :
— Il appelle les choses par leur nom. C’est ce que font tous les critiques. Je crois que celui-là est assez objectif.
— Oh ! William, taisez-vous ! dit Joy, vous ne connaissez rien à la question vous-même.
— Je vous demande bien pardon, répondit William, avec une feinte indignation.
— Quiconque ramasse d’authentiques biscuits sur une étagère et les jette avec des spécimens ratés est un piètre expert !
— Mais Dan m’avait dit…
— N’écoutez pas Dan, il est aussi ignorant que vous. Que vous enseigne-t-on donc à l’École Penniman ? À faire du papier mâché ?
Qwilleran n’avait jamais vu cet aspect de la nature de Joy. Elle avait été lunatique dans sa jeunesse, mais il ne l’avait jamais connue agressive.
Pour calmer l’atmosphère, Hixie dit à William :
— Ne vous laissez pas abattre, cher Will, votre charme personnel est certainement plus grand que votre stupidité.
— Peuh ! merci de ce compliment douteux !
— Ces prises de bec ne sont pas bonnes pour la digestion, dit Rosemary.
— Inutile de me faire des reproches, dit William, ce n’est pas moi qui ai commencé.
Dan se leva et jeta sa serviette sur la table :
— J’en ai par-dessus la tête. J’en perds l’appétit.
— Pauvre amour ! murmura sa femme. J’ai tout de même remarqué qu’il avait terminé sa tarte aux pommes avant de faire cette sortie spectaculaire !
— Je ne le blâme pas, dit Hixie. Pourquoi l’asticotez-vous ?
— Pourquoi ne vous occupez-vous pas de vos affaires et ne vous contentez-vous pas de vous empiffrer, ma chère, cela vous réussit parfaitement !
— Vous voyez, dit Hixie, en battant des cils, les maigres ont toujours mauvais caractère.
— Vraiment, protesta Rosemary de sa voix douce, devons-nous parler ainsi devant Mr Qwilleran ?
Joy se prit le visage entre les mains, puis elle releva la tête et dit :
— Je suis désolée, Jim, j’ai les nerfs à fleur de peau. J’ai trop travaillé. Excusez-moi.
À son tour, elle se leva et quitta la pièce avec précipitation.
Le repas se termina avec quelques bribes de conversation. Hixie parla du livre de cuisine qu’elle écrivait. Rosemary prôna les vertus de la mélasse. William demanda qui avait gagné le tournoi de football dans le Wilwaukee.
Après dîner, Qwilleran appela Arch Riker chez lui en utilisant le téléphone public de l’entrée.
— Je suis certain d’être tombé sur une affaire louche à Maus Haus, dit-il, d’une voix assourdie. Les propriétaires font partie d’une grande famille et Joy est certainement troublée. Elle prétend qu’elle travaille trop, mais j’ai l’impression qu’elle a des soucis domestiques. J’aimerais la décider à venir vous rendre visite. Vous revoir avec Rosie pourrait lui faire du bien.
— Ne prenez aucun risque avant de savoir ce qui se passe, conseilla Riker, si elle a des difficultés avec son mari, elle pourrait se servir de vous.
— Non. Jamais Joy ne ferait une chose pareille. Pauvre gosse ! Je la revois toujours à vingt ans…
— Que pensez-vous de son mari ?
— C’est un âne bâté prétentieux.
— Avez-vous déjà rencontré un artiste qui ne le soit pas ? Ils se surestiment tous.
— Mais il y aussi quelque chose de pitoyable chez ce type. Pour ce que j’en sais, il a peut-être du talent. Je n’ai pas vu son travail. Quelqu’un a dit que c’était un « potier plouc », quoi que cette expression puisse vouloir dire.
— Ça ne me paraît pas être un compliment. Et votre nouvelle affectation ? Allez-vous écrire un article sur Maus ?
— Si je peux le coincer pour l’interroger. Il est à une réunion de la SMG, ce soir.
— Qu’est-ce que cela ?
— La Société du mérite gastronomique. Une bande de snobs gastronomes, si vous voulez mon avis.
— Qwill, dit Riker, d’une voix sérieuse, faites attention où vous posez les pieds, s’il vous plaît, je veux dire, à propos de Joy.
— Je ne suis plus un gamin, Arch.
— Eh bien, nous sommes au printemps, n’est-ce pas ?